danse carrée dans la ligne blanche. des hanches qui tanguent, tranchent l'air en rythme. l'air étanche, on se balance les yeux fermés vers autre chose. une ligne noire que l'on s'impose. pas de repos, pas de répit, pas de fourmi, pas de souci, pas de côté, tout est joli, mignon tout plein, à croquer, le refrain, le couplet, bim bam boum, y qu'à danser. alors danse et ferme ta gueule jusqu'à tomber raide, froid comme une laitue, souple comme une statue. personne n'aide, y a rien a faire, rien qu'à attendre de voir l'enfer. danser danser pour oublier. danser danser pour faire passer des raisons qui n'en sont pas, des maisons ou il fait froid. déraisonne avec tes bras ça tient chaud au bout des doigts, dans le dos, dans le tibia. mets ton manteau chérie on s'en va. fais attention dans l'escalier tu pourrais bien tomber sur un mec dérangé qui va finir par te chanter : danse carré dans la ligne blanche. sur les côtés ça penche. partout de la violence quand on y pense. à l'enfance qui construit des jouets d'adolescent qui danse carrée dans la ligne blanche. quelle importance qu'elle soit blanche? danse carré dans la ligne étanche qui te maintien à peut près serein. danse carré dans la ligne blanche qui te conforte dans ton quotidien. danse carrée dans la ligne étanche qui ne bouge pas pas même un brin.